BIO François Ferrier est né le 15 janvier 1976 à Paris.
Il choisit de se consacrer à la peinture à l'age de vingt-trois ans, après des études de musique.
Souvent représentés nus, ses personnages ne cherchent pas à provoquer. Il s'agit simplement d'observer l'humanité sans se voiler la face.
Tout regarder. La puissance d'un corps en mouvement, la force d'une étreinte, l'empreinte du temps ou encore la solitude.
Des thèmes que l'on retrouve dans ses paysages, où la nudité des corps s'efface devant celle des lieux.
François Ferrier est représenté par l’agence “La Collection”
Expositions ( sélection )
2008 : Art en Capital, Grand Palais, Paris. Exposition Identités , avec le groupe Itinéraires, dans le cadre de la Nuit Blanche 2008.
2007 : Avec le groupe Itinéraires, exposition collective, mairie du IXè, Paris.
2005 : Galerie Aicart & Aijtink, Hilversum. Galerie Chloé van Dongen,Troyes. MAC 2005, Paris
2004 : MAC 2000, Paris. Centre d’art Red Box, Barjols
2003 : SNNP, Paris. Hotel Monceau Wagram, Paris
2002 : Combats. Eglise St Médard, Paris. Eglise St Pierre, Dreux
2001 : Galerie des Tournelles, Paris
CONTACT Avant l'espace et le temps,comme délié, il y a le corps de François Ferrier. Cest un corps-sujet, blessé et fort, en rupture et rassemblé. C'est un corps avant la mort,
dans la vie, qui résiste, crie, et se relève. C'est notre corps plongé dans le réel, surgi du monde secret: la représentation unique et enfouie que nous en avons. C'est le
corps de l'âme alors. Il pénètre la perspective et non l'inverse. Il commande la lumière. Il est écrasant et non écrasé. Il est avant le ciment, avant le jardin, avant le ciel. C'est le corps Roi qui rugit et combat. C'est un corps insoumis au monde. Il se pend, il s'allonge, il se redresse. Il se bat, non contre l'espace mais contre lui-même. Il est l'espace. Il est la perspective. Il est le point majeur du tableau, son centre mobile. Il prend, il réfléchit, par la lumière de sa peau et de son visage, par les tensions de ses muscles. Peu de couleurs, ni lieu ni temps dit François Ferrier, sauf le lieu et le temps du corps : ses chairs qui travaillent, le sang qui file.
Enfermé puis libéré, plongé dans l'obscurité, tendu vers le ciel, bordé de noir, frappé de rouge-brun, entre le bien et le mal, il dit l'être dans ses oppositions. Un corps tombe, un corps s'agrippe, un corps se suspend. Nu, vrai et exposé, ce corps est le corps de notre miroir, par ses conflits, par son abandon, par son érotisme, par sa vie abyssale.
Dressé, il devient ce corps sexuel qui attend dêtre délivré de lui-même.
Nina Bouraoui